Rodez agglomération

 
 

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La vulnérabilité de Rodez agglomeration face au changement climatique 

 

Dans un contexte de changement climatique synonyme d’instabilité des températures et de raréfaction des ressources naturelles, couplé à une évolution réglementaire et législative (Protocole de Kyoto, paquet « Energie-Climat » débouchant sur le 3X20(1), Grenelle 2), les collectivités doivent faire face à de nouvelles problématiques : l’adaptation aux changements climatiques et la précarité énergétique. Les résultats de Rodez agglomération ont été analysés face à ces nouveaux enjeux.

(1) Réduire de 20% des émissions de GES par rapport à 1990, améliorer de 20% l’efficacité énergétique, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique

 

L’étude de vulnérabilité d’un territoire est la première étape qui mène à l’élaboration d’une stratégie d’adaptation indispensable pour faire face aux changements climatiques.

Malgré un degré d’incertitude à considérer au sein des études climatiques, la vulnérabilité de la région Midi-Pyrénées face au changement climatique s’avère importante. D’ores et déjà une hausse de 1,1 °C des températures moyennes est constatée au cours du XXe siècle (source : DATAR). Le département de l’Aveyron a connu une hausse de 2,6°C ces 40 dernières années, et pourrait gagner 3°C d’ici 2080 selon Météo France. Les précipitations pourraient être en baisse de 10 à 30%, et le phénomène de sécheresse s’accroître dans une proportion de 40 à 60%, avec une multiplication importante du nombre de jours de canicule.

Bien qu’épargné par son contexte géographique (altitude, géologie), les effets du changement climatique sur le grand Rodez pourraient concerner la ressource en eau. Les impacts prévus ne causeront pas une diminution de la ressource, mais bien une altération de la qualité, notamment due aux conflits d’usage entre la population, l’agriculture et le tourisme. Nonobstant la prévision de baisse des précipitations couplée à une hausse des canicules, le risque d’inondation pourrait s’intensifier, causant des glissements de terrain et des phénomènes d’érosion fragilisant les infrastructures et habitations. Au-delà des impacts physiques, le changement climatique pourrait engendrer un risque sanitaire, à travers la hausse des contaminations et maladies  et l’effet anxiogène dû à la pression sur la ressource.

Sur le plan économique, les probables tensions sur la ressource en eau pourraient occasionner de sérieux conflits d’usage comme évoqués ci-dessus. Ces perturbations pourraient fragiliser des filières économiques importantes pour le territoire, telles que l’agriculture, l’agronomie et filière forestière, ou encore le tourisme et la production d’énergie hydraulique (baisse de la ressource, surchauffe du système électrique).

Enfin, la biodiversité du territoire, caractérisée par les zones humides, pourrait connaître de fortes modifications biologiques, et une détérioration progressive (risques naturels, réchauffement des eaux de surface). Ce phénomène serait renforcé par une pression anthropique croissante synonyme de conflits d’usages, de consommation de l’espace et de pollution.

Téléchargez l’étude de vulnérabilité du territoire face au changement climatique

 

L’étude de précarité énergétique du territoire de l'agglomération ruthénoise

Pour évaluer la vulnérabilité énergétique du territoire face à une augmentation des coûts de l’énergie (multiplication par deux du prix du pétrole d’ici 2020), on analyse la part des revenus des ménages consacrée aux dépenses d’énergie pour un usage domestique, et la part des revenus des ménages consacrés aux déplacements en voiture

Pour interpréter le tableau ci-dessous, deux éléments sont à connaître :

  • le décile n°1 (dont le montant moyen déclaré par an est de 8 100€) correspond aux foyers les plus modestes. A l’inverse, le décile n°9 représente la part de la population la plus aisée en déclarant 36 400€ par an.
  • les pourcentages correspondent à la part du revenu consacrée à la facture énergétique (énergie + déplacements). A partir du moment où un foyer est obligé de consacrer plus de 10% de ses revenus à l’énergie, il est en situation de précarité énergétique.
Part des revenus consacrés aux dépenses d'énergie et aux déplacements
Projection de l’évolution de la précarité des habitants de Rodez agglomération à horizon 2020
Les pourcentages correspondent à la part des revenus consacrés à la consommation d’énergie, scénario haut. Source : AlternConsult

 

Aujourd’hui, près de 20% des ménages sont déjà en situation difficile pour honorer leurs factures d’énergie et de carburant. D’un point de vue prospectif et dans une situation où rien ne change, le nombre de ménages en précarité énergétique pourrait atteindre plus de 60 % d’ici 2020 sur le territoire de l'agglomération. Pour limiter l’impact d’une hausse du prix de l’énergie sur les populations les plus exposées, les pouvoirs publics ainsi que tous les partenaires publics et privés doivent donc faciliter la rénovation des bâtiments existants, et proposer et structurer une mobilité moins dépendante du pétrole.

A noter une relative disparité communale des résultats, à l’image de Rodez qui, en 2020, aura la plus faible part de la population 30 à 40% (décile 3 ou 4) en situation de précarité énergétique (contre 70% dans d’autres communes), mais dont le décile n°1 (revenu modeste) sera dans une plus grande difficulté que les déciles n°1 des autres communes.

Les conclusions sur la précarité énergétique corroborent les observations faites par le Programme Local de l’Habitat (PLH) sur la disparité géographique et les différentes zones en situation d’urgence dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité et la précarité énergétique.

Téléchargez l’étude de vulnérabilité économique du territoire de l'agglomération dans son intégralité

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