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Publié le 27 avril 2018 | Préserver |

La fritillaire pintade présente sur la zone humide de nostre seigne

Cette plante herbacée dont la fleur représente une clochette rose-fushia possède de nombreuses vertues. C'est une plante mellifère qui se développe dans les zones humides. Elle est très souvent menacée par le drainage de ces zones, les labours de prairies et l'utilisation de desherbants. On la retrouve aujourd'hui aux portes de Rodez, sur la zone humide de Nostre Seigne à Onet-le-Château.

Fritillaria meleagris est une vivace à bulbe qui s'installe sur les sols riches, sains et détrempés des prairies et des forêts alluviales: elle est une Sauvage spécifique des zones inondables. Les zones humides, considérées à tort comme des lieux insalubres et improductifs (ce sont en réalité des lieux où la biodiversité est particulièrement riche et variée), reculent sous l'effet de l'urbanisation (assèchements, remblaiements...), quand elles ne sont pas transformées en champs de cultures Fritillaria meleagris, à l'image d'autres locataires des zones alluviales, a aujourd'hui disparue de plusieurs pays et régions de France. Là où elle subsiste, elle est souvent enregistrée comme espèce protégée, ou au minimum, surveillée de près par les associations et les autorités.

Mais Fritillaria meleagris est aujourd'hui en péril, car son habitat disparait peu à peu...

Il va sans dire qu'il faut éviter les cueillettes pour laisser la Sauvage se reproduire autant que possible. Mais surtout, il faut travailler d'arrache-pied à la sauvegarde des zones humides et encourager les modes de culture propres.

La fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) de la famille des liliacées
Noms vernaculaires : pintadine, oeuf de pintade, oeuf de vanneaux, damier, belle de mars, tulipe d’eau, gogane …
Si on devait établir un classement des plantes mellifères lourdement menacées par les activités humaines, la fritillaire pintade occuperait sans aucun doute, une des premières places du podium. Autrefois très répandues dans les prairies humides et inondables comme celles du val de Loire ou du val de Saône, elle est en très forte régression au point que de nombreux départements ont pris des arrêtés de protection. La principale cause de cette raréfaction désastreuse est liée directement à l’impact de l’agriculture intensive sur son biotope naturel. On peut notamment citer :
- le drainage des zones humides.
- le labourage des prairies alluviales pour implanter soit des peupleraies soit, le plus souvent, des champs de céréales.
- l’utilisation des désherbants ... 
La cueillette constitue évidemment un caractère aggravant et doit être strictement proscrite.

Etymologie
Le nom générique provient du latin Fritillus qui désignait une sorte de cornet utilisé pour jeter les dés. La forme des fleurs évoque un peu cet objet. Le nom spécifique provient également du latin meleagris qui correspond au nom de la pintade. Les différentes couleurs réparties en damier sur la corolle rappellent, un peu, le plumage moucheté de cet oiseau africain.
Souvent, les très nombreux noms vernaculaires évoquent également la couleur de la fleur.
Autrefois très abondante dans les prairies alluviales humides, « la tulipe d’eau » est en très forte régression à cause de la disparition de son biotope, le plus souvent à la suite d’un labour.

Description
La fritillaire pintade est une plante herbacée vivace par son bulbe. On dit qu’il s’agit d’une géophyte.
La tige grêle et cylindrique atteint 20 à 30 cm rarement plus et porte des feuilles alternes
linéaires et généralement repliées sur elles-mêmes en forme de gouttière. Ce feuillage gris-vert se confond souvent avec celui des graminées environnantes (vulpin des prés notamment). De fin mars à la fin avril, cette tige se termine par une fleur, rarement deux, en forme de grelot relativement gros comparativement à la taille de la tige. Malgré certains noms vernaculaires, cette fleur toujours penchée permet de facilement distinguer la fritillaire de la tulipe. Comme chez la plupart des liliacées, les 6 parties du périgone (calice et corolle réunis) sont identiques et on utilise le terme de tépales pour désigner ce type de pièce florale. La couleur des tépales varie du violet-pourpre foncé au violet- pourpre plus clair avec des nuances de blanc le tout réparti en damier ce qui est plutôt exceptionnel pour une fleur. On trouve parfois des exemplaires à fleur blanchâtre. Les tépales possèdent des creux nectarifères très attractifs pour les butineurs comme les abeilles et surtout les fondatrices de bourdons. L’intérieur de la fleur présente six étamines à anthères jaunes et un style à 3 stigmates plus long. Le fruit est une capsule qui contient de nombreuses graines.
Chaque tépale présente un creux nectarifère repérable à l’extérieur par une tache plus foncée à la base. Le nectar odorant attire les abeilles et les fondatrices de bourdon terrestre.
Le feuillage graminiforme de la fritillaire à damier se noie dans celui des graminées avoisinantes.
La floraison a lieu en même temps que celle de la cardamine des prés.

Le saviez-vous ?
Les fritillaires sont des plantes toxiques connues pour éloigner les taupes.
On trouve facilement des bulbes issus de culture en vente dans le commerce ce qui permet de cultiver cette très jolie plante. Elle se naturalise facilement dans les jardins et les pelouses suffisamment humides.

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